Birtish Petroleum se venge de Gazprom
Et par la même occasion, le Royaume-Uni (dont les tensions avec la Russie sont de plus en plus nombreuses) pourrait contrer la politique énergétique de la Russie et par là même sa stratégie de puissance.
Via Intelink :
Selon les renseignements de la presse britannique, la Grande-Bretagne aurait conclu un accord énergétique secret avec le Turkménistan à la suite duquel Gazprom pourrait perdre l’accès au gaz turkmène et deux principaux projets de gazoducs allant vers l’Europe perdre de leur sens. Les experts estiment que la Grande-Bretagne a déclenché une campagne d’information contre Gazprom, lit-on mercredi dans le quotidien Gazeta.Ru.
Les compagnies britanniques sont intéressées au changement d’itinéraire des livraisons de gaz turkmène, mais selon les analystes, aucun accord réel n’a encore été conclu. “L’information sur un mémorandum a été publiée dans une édition britannique, mais le Times est connu pour ses “injections” d’informations, par conséquent on peut en déduire qu’il s’agit d’une campagne d’information ayant pour but d’affaiblir l’influence de Gazprom”, estime Dmitri Abzalov, expert du Centre de conjoncture politique. Pour l’instant, aucun document concret n’a été signé, mais selon lui British Petroleum (BP) mène depuis longtemps des négociations avec le Turkménistan sur la diversification des itinéraires de livraisons de gaz.
L’objectif poursuivi par BP est d’imposer au Turkménistan le projet américano-européen de gazoduc de Nabucco, concurrent direct du gazoduc russe traversant la Caspienne. Selon Dmitri Abzalov, la société BP est contrainte de le faire, car après l’entrée de Gazprom dans le projet du gisement de gaz de Kovykta, les réserves prouvées de la compagnie britannique seront bien moins importantes. Si elles sont couronnées de succès, les négociations avec le Turkménistan permettront à BP de rétablir les indices de son bilan et de se venger de Gazprom pour Kovykta. “Si le gaz turkmène est acheminé par Nabucco, cela fera échouer l’idée de “tentacules gazières” grâce auxquelles Gazprom tente d’embrasser l’Europe depuis plusieurs années et deux projets du monopole du gaz russe - Blue Stream-2 et le gazoduc nord-européen - perdront de leur sens”, explique Dmitri Abzalov.
Selon l’expert politique, “si Gazprom perd le gaz turkmène, il devra accélérer l’exploitation de ses gisements sur le plateau continental et celui de Kovykta, mais il manque d’argent pour cela”. “En fait, Gazprom n’a pas encore commencé l’exploitation des gisements de Chtokman et de Kovykta, car il pouvait jusqu’à présent respecter ses engagements grâce au gaz turkmène”, affirme Dmitri Abzalov.









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