La guerre de l’information aura-t-elle lieu ? #2
Dans mon post précédent, nous avons vu que les systèmes informatiques avaient la particularité de mettre à niveau quasi-égal l’individu, l’entreprise et l’état.
Cela signifie avant toutes choses que l’on ne peut pas s’attendre à une guerre conventionelle. En effet, de la même façon que certains états instrumentalisent le terrorisme dans le but de commettre des actes de guerre sans en être accusés, un pays serait bien bête de se mouiller dans le cadre d’une opératio nde déstabilisation ou de neutralisation informatique alors qu’il pourrait faire accuser un pseudo-groupe se réclamant d’une pseudo-cause.
Cela permet notamment de comprendre pourquoi la chine, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l’Allemagne ne contre-attaquent pas la Chine suite aux piratages que ces pays affriment avoir subis. Rien ne prouve en effet que ces attaques émanent d’organismes officiels chinois. En fait, pour s’expliquer simplement, on pourra se contenter de rappeler que personne ne porte d’uniforme officiel sur internet.
En soi, cela suffirait à écarter la possibilité d’une véritable guerre de l’information, conflit virtuel d’état(s) à état(s) pour le contrôle d’un réseau. Il y a une autre raison qui fait qu’aucun conflit virtuel ne pourra éclater.
Au jour d’aujourd’hui, les technologies si avancées soit-elles ne permettent pas de causer de pertes militaires en suffisament grand nombre pour s’assurer le contrôle du pays. En effet, n’importe quel pays comme le notre, ou même comme les USA, souffriraient de pertes civiles, peut-être même militaires si tout ses systèmes d’informations cessaient de fonctionner normalement. Mais cela ne l’empécherait jamais de répondre par la force à une attaque d’une telle envergure.
On me répondra deux choses.
- La première est que l’attaque peut parfaitement ne pas émanner de façon flagrante d’un pays en particulier. Certes, mais dans ce cas, il n’y a pas de guerre car aucun pays ne s’est rendu maître d’un autre.
- La seconde est que le pays virtuellement attaqué est en très mauvaise posture pour contre-attaquer (de façon réelle) cette fois, tant la dépendance technologique est forte. C’est tout à fait vrai, et c’est exactement la raison pour laquelle la guerre de l’information en tant que telle ne peut pas exister. Il ne s’agit que d’un moyen d’affaiblissement. La vraie victoire sera toujorus d’ordre militaire et se fera sur le terrain.
Et si l’on réfléchit bien, cela a toujours été ainsi. Ce dont les media s’inquiète aujourd’hui ont exister de tout temps. Ce que nous nommons aujourd’hui “piratage” s’appelle en réalité sabotage/espionnage/renseignement et s’opère dans la clandestinité en temps de paix, et de façon officielle en temps de guerre afin d’affaiblir l’ennemi en vue de passer aux armes.
En regardant en particulier le cas qui a le plus choqué l’opinion occidentale, on s’aperçoit qu’il ne s’agit en réalité que d’une force de dissuasion. La Chine, petit pays en terme de développement en touts genre (qui vient à peine de règler ses problèmes d’alimentation …) se sent en bien mauvaise position dans la géopolitique actuel. Comme d’autre pays l’ont fait dans ce genre de situation (la France notamment), ce pays a décidé de se doter de mécanismes offensifs ou défensifs de dissuasion.
De quoi s’agit-il en réalité ?
Le message de la Chine est clair. Il est le suivant : “Si vous m’attaquez, je peux immobiliser une partie de vos systèmes d’information, je peux détruire vos satellites de communication, je peux aveugler vos satellites d’espionnage. Ca ne coûte pas cher, ce n’est pas très avancé comme technologie, mais ca vous emmerdera profond, alors calmez-vous un peu”.
Mais en ce qui concerne l’Estonie paralysée par la Russie alors ?
Cette fois, c’est différent. Bien que les media n’en aient pas ou peu parlé, cette affaire est bien plus grave. Elle prend ses sources à la fin de la seconde guerre mondiale quand l’armée rouge libère les pays baltes du joug nazi. A ce moment là, la Russie crée l’URSS et y intègre plus ou moins de force les pays qu’elle a libéré. Des décénnies plus tard, en Estonie, on considère l’armée rouge non pas comme le libérateur, mais comme l’occupant qui a organisé la répression, l’expropriation, la privation des libertés, etc. La minorité russe est maintenant cantonnée au chomage et vit dans de véritables guettos.
Lorsqu’en Estonie on a voulu déboulonner la statue du soldat inconnu (nécéssairement russe), un soulèvement de la minorité russe a eut lieu. Soulèvement jugé bien entendu juste par l’opinion publique de la mère patrie. Il a donc été décidé de seulement déplacer la statue en guise de compromis. Mais cela n’a pas suffit à apaiser les esprits. C’est peu après ces événements que l’Estonie s’est subitement retrouvée paralysée alors qu’il s’agit d’un pays très en avance en matière d’e-administration. Des experts officiels américains ont été dépéchés sur place sans rien pouvoir faire.
Cette affaire doit donc être vue comme une punition. Pour la Russie, le fait de constater que cette événement était restée sans suite, ca a été le début d’un réveil d’orgueil national. Depuis, la Russie a testée la plus puissante bombe conventionnelle du monde et a repris ses vols réguliers de bombardiers et a même été jusqu’à un vol de chasseurs au bord de l’espace national du Royaume-Uni (en en profitant pour survoler la Finlande) lesquels ont immédiatement réagit en faisant décoller leurs chasseurs pour aller à la rencontre des russes.









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